Publié le : 27-12-2019
Répartition des actions au sein de la famille Hol
Autrefois, les disputes étaient fréquentes ; aujourd’hui, on met les problèmes sur la table. « Presque toute question s’avère solvable », affirment les frère et sœurs Hol. Ensemble, ils dirigent Holbox, l’entreprise à l’origine des supports en carton pour la publicité en magasin.
« Maintenant que nous sommes tous copropriétaires, nous ne claquons plus les portes. »
« Moi aussi, je suis mortel », s’est dit le père Jan Hol il y a cinq ans. Son cœur montrait des signes de faiblesse, il devait être opéré et s’inquiétait de l’avenir. « Et si je venais à tomber, que deviendrait l’entreprise ? »
Âgé aujourd’hui de 73 ans, Hol savait qu’il était temps d’organiser sa succession. Il a réfléchi, consulté des experts et tiré ses conclusions. Trois ans plus tard, il avait réparti à parts égales les actions de Holbox entre ses trois enfants : son fils Martijn (48 ans) et ses filles Anouk et Chantal, des jumelles de 43 ans. Ainsi, M. Hol père s’est peu à peu éloigné de l’entreprise qu’il avait dirigée pendant plus de quarante ans.
Holbox a été fondée en 1976. Jan Hol a commencé sa carrière comme mécanicien naval dans la marine marchande. Mais après sa rencontre avec Wies, alors sa petite amie et aujourd’hui son épouse, il a cherché un emploi à terre. Il a débuté comme agent en matériaux d’emballage, avant de décider rapidement de fabriquer lui-même des boîtes en carton.

De fil en aiguille. Holbox emploie aujourd’hui 400 personnes réparties entre le site d’Echt, dans le Limbourg, et celui de Gliwice, en Pologne. L’entreprise fabrique principalement des présentoirs permettant à des marques comme Heineken, Douwe Egberts ou AB InBev de promouvoir leurs produits dans les supermarchés allemands, néerlandais, français ou belges.
Avec le recul, la répartition des actions s’est révélée un moment clé pour Holbox. Alors que les enfants Hol se concentraient auparavant sur leur propre service, l’intérêt de l’ensemble de l’entreprise a, dès lors, primé. « Je travaille aux ventes », explique Anouk. « Quand je concluais autrefois un contrat avec un client important, il fallait livrer à l’heure, quoi qu’il arrive. Le fait qu’une agence ait envoyé les éléments trop tard n’était pas une excuse pour moi. À la production – dirigée par Martijn – de se débrouiller. »
La production n’était pas toujours du même avis. « Nous estimions que, dans ces cas-là, les commerciaux devaient expliquer aux clients ce qui s’était passé et pourquoi il y avait du retard », dit Martijn. « Après tout, ce n’était pas de notre fait. »
Il arrivait souvent que les enfants Hol se mettent en colère et claquent les portes. Tout aussi souvent, leur mère Wies organisait des entretiens bilatéraux, sondait les parties en conflit et tentait ensuite, grâce à des compromis soigneusement formulés, de rapprocher tout le monde.
« Maintenant que nous sommes tous copropriétaires, les choses se passent heureusement autrement », dit Chantal. « En cas de problème, nous nous asseyons ensemble et passons tous les arguments en revue. Nous comprenons ainsi ce que chacun affronte. En tant que propriétaires, nous avons appris à communiquer de manière professionnelle. » La méthode fait ses preuves. « Nous savons désormais que presque tout peut se résoudre. »
Les enfants Hol se sont intéressés tôt à l’entreprise. Enfants, ils accompagnaient volontiers et souvent leur père. L’entrepôt était idéal pour jouer à cache-cache, et les diables faisaient d’excellentes trottinettes. Leur rôle actuel dans l’entreprise leur paraît naturel. Martijn est directeur général, Anouk gère les ventes, Chantal est responsable du marketing et de la boutique en ligne.
« Martijn est et reste l’aîné », dit Anouk — une position établie d’emblée. « Il n’hésitait pas à nous dire que nous étions trop jeunes pour la boîte de nuit et que nous devions aller au club de jeunes. » Le père Jan décrit Martijn comme « le capitaine du navire ». « Il est notamment responsable de la production, le service où tout converge. Il est donc au courant de tout et connaît l’entreprise mieux que quiconque. »
Cela s’est notamment vu pendant la crise du crédit. Holbox a traversé une période difficile, la banque s’est montrée réticente et le père a décidé de confier les finances à son fils. Les dettes ont été remboursées, la solvabilité s’est améliorée et la pérennité de Holbox a été assurée — grâce, en partie, aux efforts de Martijn. « Cela ne signifie pas que nous sommes mises à l’écart », souligne Chantal. « Bien sûr, Martijn assume la responsabilité finale au quotidien, mais les gros investissements ne se font que si tout le monde est d’accord. S’il n’y a pas de compromis, on ne le fait pas. Nous ne voudrions pas d’un autre arrangement : il faut éviter de mettre les relations familiales sous pression. »
Source : Het Financieele Dagblad, 27-12-2019

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